Le dirigeant palestinien nen a pas moins réaffirmé, vendredi, sa détermination à voir se poursuivre le processus au Conseil de sécurité, sans toutefois mentionner déchéance. Cest comme une voiture qui fonce contre un mur en accélérant, commente un diplomate français en soulignant que pourtant nous avons déployé tous nos efforts pour éviter une solution qui narrange personne, y compris les Israéliens. Loption du passage par lAssemblée générale nest officiellement pas envisagée par Mahmoud Abbas, pour qui changer de cheval au milieu du gué serait coûteux politiquement. Dautant que les Occidentaux, dont la France, souhaitent assortir un éventuel statut dobservateur de restrictions empêchant les Palestiniens de recourir à la Cour pénale internationale. Par ailleurs, aucune ouverture ne se dessine côté israélien, notamment sur le dossier crucial de la colonisation qui se poursuit. Le surplace prévaut. À lONU, le malade palestinien a été placé en coma artificiel dans son propre intérêt, souligne un diplomate, en estimant que les Palestiniens ne disposeraient pas des neuf voix nécessaires au Conseil de sécurité. Tous les espoirs se reportent donc sur le Quartette UE, ONU, Russie, États-Unis. Des espoirs bien maigres, Paris répétant que la méthode du Quartette a échoué. Mercredi : Le président dénonce auprès du Commissaire européen en visite à, la politique de colonisation israélienne qui, selon lui, prouve quIsraël ne veut pas la paix : La poursuite de la colonisation et lexpansion des colonies dans les territoires palestiniens montrent quIsraël na aucune volonté de paix et laccuse davoir tenté de consacrer la division entre Palestiniens, par son agression contre Gaza, pour empêcher la création dun État palestinien indépendant en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem à côté de lÉtat dIsraël, et une solution à deux États. Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales.
à la rencontre de lOrient compliqué. Le président du tout nouveau parti des Républicains effectue lundi il arrivera dimanche soir une visite en Israël. Lancien chef de lEtat a programmé plusieurs rencontres diplomatiques de haut rang. Il sentretiendra avec le premier ministre. Il verra aussi le nouveau président israélien Reuven Rivlin, et son prédécesseur et prix Nobel de la Paix Shimon Peres. Il visitera un incubateur de start-ups installé à Jerusalem et sera linvité dhonneur de la rencontre économique annuelle Herzliya devant laquelle il délivrera un discours. Ce sera une conférence non rémunérée, fait savoir lentourage de Nicolas Sarkozy. La séquence sera complétée par une rencontre avec les représentants du parti Les Républicains en Israël. Sil fermait sa gueule il aurait moins froid aux dents. Pour 2008, tandis que les Etats-Unis vont fournir une contribution Profitant de la nouvelle position de la France dans le monde arabe suite à la guerre en Libye, le président français, Nicolas Sarkozy, a proposé hier 21 septembre un statut intermédiaire pour la Palestine sagissant de sa reconnaissance aux Nations Unies. Le 23, sexprimant devant la Knesset à Jérusalem, prononce un éloge de la nation et du peuple juifs. Concernant le conflit israélo-palestinien, il affirme que la création d un État palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable constitue la garantie de la sécurité dIsraël. Il prône l arrêt total et immédiat de la colonisation, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux États, létablissement d une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967 et le règlement de la question des réfugiés palestiniens. Il indique que lEurope, dont la France assurera la présidence tournante à partir de juillet, peut apporter une contribution décisive au processus de paix. Le président américain, Barack Obama, soutient quun État palestinien ne peut naître que dans le cadre dun accord de paix avec Israël. Mais, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, demande aux États-Unis de réviser leur position pour se ranger du côté de la majorité des pays favorables à la demande dadhésion dun État palestinien à lONU. Vous pouvez aussi devenir membres de Bossons Futé en. Nous serions heureux de publier les documents que vous souhaitez partager M. Crowley a également déclaré que les Etats-Unis étaient déçus de la fin du gel des constructions dans les colonies, mais restaient concentrés sur les objectifs à long terme de parvenir à la paix dans la région via des négociations directes.
La Maison Blanche a en outre dénoncé la corruption aux plus hauts niveaux de la juridiction de La Haye. Une calomnie, estime M. Schabas, le genre de fake news dont le président américain se nourrit. Quant aux frontières du futur Etat palestinien, elles doivent avoir pour base celles davant la guerre des Six-Jours en 1967, ce qui ouvre la possibilité dun échange de territoires, avec un mécanisme international de compensation. En clair, Israël pourrait annexer quelques centaines de kilomètres carrés sur lesquels sont construites plusieurs villes nouvelles, comme Maale Adumim ou Ariel. Les Palestiniens sont globalement prêts à en discuter. Personne dans le monde ne comprend la position dIsraël qui consiste à affirmer que lon peut négocier tout en reprenant les constructions dans les colonies, a-t-il dit, selon la radio. Le président de lAutorité palestinienne Mahmoud Abbas, en visite à Paris le 27 septembre, a déclaré vouloir quIsraël fasse une pause dans la construction des colonies en Cisjordanie. Cela me paraît dangereux parce que, qui peut imaginer quon pourra contraindre Israéliens et Palestiniens à faire la paix sans eux; cest eux qui doivent faire la paix, a-t-il dit.