Juillet 1830. Marmont lui apprend létat des affaires. Alors il entre dans une telle fureur quil se blesse la main à lépée du général.
Ce nest pas lintellectualisme dun James Joyce, cest de plain-pied dans la langue du peuple. Il représente le génie français dans ce quil a de pire aussi, comme lantisémitisme. Mais il apporte une langue et une vision du monde inédites, contemporaines de lère des masses et des foules. L UNETTE est heureuse, ravie, de cette réconciliation ; jamais personne ne manifesta tant de joie. Chacun, comme il se doit, offre à son seigneur son service, mais nul ne la reconnu, pas même la dame qui avait son cœur, sans le savoir. Elle le pria chaleureusement de lui faire la grâce de demeurer chez elle à attendre sa guérison et celle de son lion. Crime, enfin, que de faire du sabre le dieu moderne, lorsque toute la Après une heure de marche, ils arrivèrent sur le versant dun coteau qui domine la vallée de lOrne. La rivière coulait au fond, avec des sinuosités. Des blocs de grès rouge sy dressaient de place en place, et des roches plus grandes formaient au loin comme une falaise surplombant la campagne, couverte de blés mûrs. En face, sur lautre colline, la verdure était si abondante quelle cachait les maisons. Des arbres la divisaient en carrés inégaux, se marquant au milieu de lherbe par des lignes plus sombres. Les deux Parisiens désiraient faire leur inspection, nayant vu la propriété quune fois, sommairement. Maître Gouy et son épouse les escortèrent ; et la kyrielle des plaintes commença. Mais la soupière leur inspira le goût des faïences nouveau sujet détudes et dexplorations dans la campagne. Quels moyens rendent ces explorations possibles?
Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils sassirent à la même minute, sur le même banc. Les esprits, après la mort et dans lextase, y sont transportés. Mais quelquefois ils descendent sur notre globe, où ils font craquer les meubles, se mêlent à nos divertissements, goûtent les beautés de la nature et les plaisirs des arts.
Son mari attesta le fait, et soffrit lui-même à lexploration. Bouvard len félicita et reçut des éloges à propos de la couverture. Bouvard, en passant près de la charmille, découvrit sous les branches une dame en plâtre. Avec deux doigts, elle écartait sa jupe, les genoux pliés, la tête sur lépaule, comme craignant dêtre surprise. Ah! pardon! Ne vous gênez pas! Et cette plaisanterie les amusa tellement que vingt fois par jour pendant plus de trois semaines, ils la répétèrent. E T IL CHEVAUCHE tant quil est bientôt loin des tentes et des pavillons. Alors, une tempête se lève sous son crâne, si grande quil perd la raison ; il se déchire et met ses vêtements en lambeaux ; il fuit par les champs et les labours, et laisse ses gens sans nouvelles. Ils sont en peine de savoir où il peut être et le vont cherchant à droite, à gauche, dans les résidences des chevaliers, par monts et par vaux ; ils le cherchent où il nest pas. Et lui sen va à grande allure, tant quil trouva près dun parc un serviteur qui tenait un arc et cinq flèches barbelées, très acérées et très grosses. Yvain sapproche du serviteur, et lui prend larc et les flèches quil a en main ; il ne se souvient plus de rien. Il guette les bêtes par le bois, et il les tue ; il mange la venaison toute crue. Il erra tant dans la forêt, comme un sauvage devenu fou, quil trouva un ermitage, une petite maison basse. Lermite était occupé à essarter ; quand il vit cet homme nu, il se rendit compte sans difficulté quil avait complètement perdu la raison, et cétait vrai : il avait vu juste. Il courut se tapir dans sa maisonnette ; et le brave homme, par charité, prit de son pain et de ses légumes et mit cette nourriture dehors, sur une étroite fenêtre ; et le fou, qui en a grand besoin, prend le pain et y mord. Jamais, je crois, il nen avait mangé de si grossier et de si dur ; la mouture dont on lavait fait valait à peine vingt sous le setier, mais on se soucie peu de la qualité de la nourriture quand on est pressé par une faim de loup inassouvie. Messire Yvain mangea tout le pain de lermite, qui lui parut bon, et il but de leau froide au pot. Quand il eut mangé, il senfonça de nouveau dans le bois, en quête de cerfs et de biches ; quand il le vit partir, le brave homme, sous son toit, pria Dieu de le protéger, et de lempêcher de revenir par chez lui. Mais il nest homme, tant soit peu doué de raison, qui ne retourne volontiers là où on lui a fait du bien. Dès lors, il ne passa jamais huit jours, tant quil fut dans sa folie, sans apporter à la porte de lermite quelque bête sauvage. Telle fut la vie quil mena désormais, et le brave homme soccupait de le coucher et de faire cuire quantité de venaison ; et toujours, le pain, leau, le pichet étaient sur la fenêtre, pour nourrir le fou. Il avait à manger et à boire, venaison sans sel ni poivre, et leau fraîche de la fontaine. Le brave homme se chargeait de vendre les cuirs et dacheter du pain dorge et de seigle sans levain ; et le fou eut désormais toute sa ration : pain en quantité et venaison. Cela durait depuis longtemps lorsquun jour il fut découvert endormi dans la forêt par une dame et deux demoiselles de sa maison. Dès quelles le voient, lune delles met pied à terre et court vers lhomme nu ; elle le regarda longtemps avant de découvrir sur lui un signe qui le lui fît reconnaître. Elle lavait si souvent rencontré quelle leût aussitôt reconnu, sil avait été vêtu aussi richement quà son habitude. Elle mit du temps à le reconnaître, mais elle lexamina avec tant de soin quelle finit par apercevoir une cicatrice quil avait au visage ; or, messire Yvain en portait une semblable au visage, elle en était sûre, car elle le connaissait bien. Elle la donc identifié à ce signe ; cest lui, à nen pas douter. Mais grand est son étonnement de lavoir rencontré dans le dénuement et la nudité : comment a-t-il pu en arriver là? Elle se signe plusieurs fois, au Désespoir et folie dYvain au comble de la stupéfaction. Sans le toucher ni léveiller, elle prend son cheval par la bride, remonte, rejoint sa compagnie et conte son aventure en pleurant. Je ne mattarderai pas à décrire le chagrin quelle manifesta ; elle dit en pleurant à sa maîtresse : Dame, jai découvert Yvain, le chevalier qui surpasse tous les autres par sa valeur et ses belles qualités ; mais jignore par quel malheur ce noble gentilhomme est tombé si bas ; sans doute quelque chagrin la conduit à mener cette existence ; le chagrin rend fou, parfois, et lon peut se rendre compte, à le voir, quil na pas toute sa raison : jamais il nen serait venu à une telle déchéance sil avait encore sa tête à lui. Plût à Dieu quil recouvrât son bon sens, et devînt plus sensé encore quautrefois! Et quil acceptât de vous apporter son aide! Le comte Alier, qui vous fait la guerre, vous attaque et vous met en grand péril. La guerre qui vous oppose prendrait fin à votre avantage si Dieu donnait à Yvain la chance de retrouver sa raison et quil se mêlât de vous secourir dans la nécessité qui vous presse. Vers 2804-2941. CORONAVIRUS-Confinés ou en Déconfinement Ensemble-Cliquez ici pour découvrir les ressources de toute la francophonie pour vous équiper pendant cette crise sanitaire. Par Oguie wognin Emmanuel 31 janvier 2020 à 11 h 20.